Période
Franc de l'après-guerre
1944-1959 : reconstruction, inflation et alliages de circonstance, jusqu'à la veille du nouveau franc.
À la Libération, la France doit reconstruire un système monétaire exsangue : pénurie de métaux non ferreux, inflation à deux chiffres, besoin urgent de faire circuler une monnaie divisionnaire en quantité. Les types Guiraud (Georges Guiraud), frappés à partir de 1950 en cupronickel puis en bronze-aluminium, et les derniers types Lavrillier en aluminium, illustrent cette période de restrictions matérielles : des alliages légers, bon marché, choisis avant tout pour leur disponibilité. L’inflation érode continûment le pouvoir d’achat du franc tout au long des années 1950 (plusieurs dévaluations sous la IVe République), au point que le gouvernement du général de Gaulle décide fin 1958 une réforme radicale : le nouveau franc de 1960, qui vaut cent anciens francs. Cette décennie charnière est donc autant marquée par la reconstruction industrielle du pays que par une monnaie sous tension permanente, avant la remise à plat de 1960. Les pièces de cette période, souvent très courantes, ont beaucoup circulé et se trouvent aujourd’hui surtout dans des états modestes à moyens.
Récits
Ce que racontent les chroniqueurs du Cabinet
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