Le Cabinet des Millésimes

Qui est Jo

Passionné de monnaies depuis l'enfance, j'en ai fait mon métier : chercher les bonnes pièces, et leur donner une seconde vie.

Je m’appelle Jo, j’ai la quarantaine, et les pièces de monnaie me passionnent depuis que je suis enfant. Tout est parti d’une poignée de vieilles pièces que me montrait un grand-parent : des visages, des dates, des métaux qui n’existaient plus. Je pouvais rester des heures à les retourner, à essayer de lire une année à moitié effacée, à me demander par combien de mains elles étaient passées avant d’arriver dans la mienne.

Ma première pièce à moi, je l’ai achetée gamin, avec de l’argent de poche : un 5 francs Semeuse, usé, sans grande valeur, mais qui avait un poids en main que je n’oublierai jamais. Je l’ai gardée. Depuis, je n’ai jamais vraiment arrêté — les brocantes du samedi, les bourses numismatiques, des soirées entières à comparer des catalogues et à comprendre pourquoi telle année de frappe vaut trois fois telle autre alors que la pièce a l’air identique au premier regard. Longtemps, c’est resté une passion à côté du reste. Aujourd’hui, j’en ai fait mon métier.

Et puis il y a eu les bijoux. Un ami me demande un jour s’il est possible de monter la pièce de sa grand-mère en pendentif pour sa fille. Je n’avais jamais fait ça. J’ai appris — la soudure qui ne marque pas le métal ancien, le sertissage à griffes qui permet de démonter le bijou sans jamais toucher la pièce elle-même, les proportions d’une bélière qui ne dénature pas le dessin d’origine. Ce jour-là, j’ai compris que je pouvais faire les deux : rester fidèle à la monnaie en tant qu’objet historique, et lui donner une seconde vie qu’on porte au quotidien.

Aujourd’hui, Le Cabinet des Millésimes, c’est moi seul. Je choisis chaque pièce une par une — jamais un lot acheté à l’aveugle pour le revendre en vrac. Je passe parfois des mois à chercher un millésime précis dans l’état que je vise, je refuse largement plus de pièces que je n’en achète, et je préfère avoir moins de choix en boutique mais être sûr de ce que je vends. Chaque fiche que vous lisez ici, je l’ai écrite après avoir tenu la pièce en main, sous la loupe, parfois plusieurs fois à plusieurs semaines d’intervalle pour être certain de mon jugement.

Ce que je cherche, ce n’est pas la pièce la plus chère ni la plus rare — c’est celle qui raconte quelque chose. Un millésime de guerre frappé dans un métal de récupération. Une usure qui trahit une pièce qui a vraiment circulé dans les poches de plusieurs générations. Un atelier ou un différent qui situe précisément où et quand l’objet est né. La numismatique sérieuse, ce n’est pas amasser : c’est comprendre pourquoi un petit disque de métal a traversé deux siècles jusqu’à vous.

Si vous êtes collectionneur depuis longtemps, vous trouverez ici de la rigueur — j’espère qu’elle sera à la hauteur de vos exigences. Si vous découvrez, j’espère vous transmettre un peu de ce qui m’anime depuis l’enfance. Et si vous cherchez un bijou qui a un sens, une pièce qui appartenait peut-être à quelqu’un avant vous, je serai heureux d’en discuter avec vous — par email, ou en atelier si vous passez dans l’Essonne.

Jo