Période

Antiquité gréco-romaine

Les premières monnaies frappées, de la Grèce archaïque à la chute de l'Empire romain d'Occident.

La monnaie frappée apparaît en Lydie au VIIe siècle avant notre ère, sous forme d’électrum estampillé, avant de se répandre dans les cités grecques qui en font un instrument politique autant qu’économique : chaque cité y appose ses symboles, comme la chouette d’Athéna sur les tétradrachmes d’Athènes. Rome adopte à son tour la monnaie frappée dès le IIIe siècle avant J.-C., avec l’as de bronze puis le denier d’argent (à partir de 211 av. J.-C. environ), qui devient l’unité de référence de la République puis de l’Empire. Le monnayage impérial romain, du denier à l’aureus, sert de vecteur de propagande : effigies des empereurs, titulatures, allégories de victoires ou de vertus impériales. La qualité du métal se dégrade fortement au IIIe siècle (crise monétaire), avant les réformes de Dioclétien puis de Constantin. Cette période s’achève conventionnellement avec la déposition de Romulus Augustule en 476, même si le monnayage byzantin en est le prolongement direct à l’Est. Pour un collectionneur, c’est l’entrée dans la discipline par ses racines : des pièces souvent plus accessibles qu’on ne l’imagine, et une lecture directe de deux mille ans d’histoire politique dans le métal.