Style
Romantique
1820-1870 : des effigies plus individualisées, un relief plus doux, l'affirmation d'une sensibilité moins martiale.
Sans rompre totalement avec le classicisme, la gravure monétaire du second tiers du XIXe siècle s’assouplit : les profils se font plus individualisés et moins hiératiques, les drapés moins martiaux, la lumière du relief plus douce. Le style correspond, en peinture et en sculpture, au moment romantique — Delacroix, Rude — qui privilégie l’expression sur la démonstration de puissance pure. Sur le monnayage français, les effigies de Louis-Philippe puis de Napoléon III tête nue (avant son retour au type lauréee néoclassique en 1861) illustrent cette inflexion : des portraits plus proches de la ressemblance individuelle que de l’idéalisation antique. Les figures allégoriques de cette période, comme la Cérès de la IIe République, adoptent également des traits plus doux et une composition moins rigide que les allégories révolutionnaires qui les précèdent. Ce style reste relativement bref en monnaie, la seconde moitié du XIXe siècle revenant vite à un classicisme plus affirmé sous l’influence des grands concours de gravure de la fin du siècle.
Récits
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Catalogue