Style
Contemporain
Depuis les années 1960 : diversité des techniques, essor du commémoratif et de la « belle épreuve ».
À partir des années 1960, la gravure monétaire européenne se diversifie considérablement : coexistence de types courants sobres (10 francs Mathieu, pièces bimétalliques de la fin des années 1980) et d’une production commémorative de plus en plus abondante, en argent puis parfois en or, destinée autant à la collection qu’à la circulation effective — le 100 francs Panthéon de 1982 en est un exemple emblématique en France. L’essor des techniques de frappe « belle épreuve » (flans polis, plusieurs frappes successives à basse vitesse pour un rendu miroir) accompagne ce mouvement, en particulier pour les monnaies destinées d’emblée aux collectionneurs plutôt qu’à la circulation courante. L’arrivée de l’euro en 2002, avec ses deux faces (commune européenne et nationale) renouvelées chaque année par des pièces commémoratives de 2 euros, prolonge cette diversité jusqu’à aujourd’hui : jamais la gravure monétaire européenne n’a connu une telle variété de styles et de techniques simultanément en circulation.
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