Technique

Presse mécanique (à vapeur puis électrique)

Depuis le milieu du XIXe siècle : la frappe industrielle, cadences élevées, régularité parfaite du flan.

À partir du milieu du XIXe siècle, la mécanisation de la frappe monétaire franchit une nouvelle étape avec l’adoption de presses à vapeur puis, dans le courant du XXe siècle, de presses électriques à mouvement alternatif rapide. Ces machines permettent des cadences de production considérablement plus élevées que le balancier manuel, indispensables pour frapper les dizaines de millions d’exemplaires que réclament les grandes séries de monnaie divisionnaire moderne (Semeuse, types Guiraud, Mathieu…). La régularité du flan et la constance de la pression de frappe permettent une qualité homogène sur l’ensemble d’un tirage, avec un fort relief bien rendu même sur des alliages moins malléables que l’argent ou l’or, comme le cupronickel ou le bronze-aluminium. C’est cette technique qui rend possible, au XXe siècle, la production de masse de monnaies commémoratives ou courantes à des millions d’exemplaires en quelques mois — un changement d’échelle complet par rapport aux ateliers artisanaux des siècles précédents.